Rubrique des chiens écrasés
Un flagrant délit
Le 17 octobre 1829, deux individus, Pierre Fraiche et Jean Lesquine, se sont introduits dans le jardin de Pierre Paté et ont volé une chemise de toile d'homme et l'ont mise dans un mouchoir. Pierre Fraiche, 18 ans, travaille la terre et habite au Bec d'Ambès. Jean Lesquine, 15 ans habite à Sainte-Foy. Quatre témoins sont entendus : Jeanne Stribot, femme de Pierre Paté ; M. Chaperon fils de l'aîné, négociant demeurant à Bordeaux, rue Borie ; Gassie Monemot et Jean Couaffard, prixfaiteurs de M. Chaperon.
Un citoyen récalcitrant
Le 15 juillet 1830,
le maire écrit au Procureur du Roi : "rien n'a pu mettre un frein à la vie
déréglée du nommé Faure dit Payan, ouvrier journalier, qui seul occupe une
chambre dans le bourg de ma commune, généralement considéré par les habitants
comme un mauvais garnement, qui très souvent épris de vin, cherche querelle au
premier venu, menace aussitôt de se servir de son couteau, dont on lui a imputé
de, faire usage dans quelques occasions, se permettre en outre de tenir
publiquement des propos très déplacés, et s'étant constamment refusé d'obéir à
la loi en ne voulant pas fournir ses journées pour la prestation en nature,
engageant dans les cabarets les manouvriers à faire comme lui, disant hautement
qu'il se F... de tout ce qu'on pouvait faire contre lui ... plusieurs habitants
de ma commune sont venus me prévenir qu'ils étaient déterminés à se faire
justice des insultes et provocations qe cet individu se permet envers le premier
venu".
"Sanglante querelle"
Le dimanche 21 juillet 1831, 5 habitants de la commune ont échangé des coups qui ont fait couler le sang des fauteurs de trouble. Le maire a décidé que ces individus "doivent expier leur faute par une bonne oeuvre en faveur des pauvres de la commune". Ils devront verser 5 francs chacun, équivalant à 2 journées de travail, et "la somme sera distribuée par le pasteur aux pauvres indigents de la commune".
Un parc à cochons qui fait problème !
Le 1er octobre 1832, le maire se présente au " nommé Bouluguet, tonnelier et chartier" qui "s'est illicitement permis depuis quelques jours de faire construire et élever en face de l'église paroissiale ... un parc à cochons sur un prétendu local qu'il dit avoir acquis du Sieur Allégrand, lequel dit local est généralement considéré par les habitants comme propriété communale. Le maire lui en demande "la destruction et démolition ... à peine de tous dépens dommages et intérêts". Après avoir reçu "le refus formel du dit Bouluguet d'obtempérer" le maire a dressé procès-verbal de ce refus.
Ce parc à cochons
était situé à l'angle de la maison Bouluguet, sur l'emplacement de la plaque
panoramique actuelle, face à l' entrée ouest du porche de l'église !
Le litige ne trouvera sa solution que le 26 août 1838. En effet, à cette date,
la commune vend à Pierre Bouluguet la parcelle litigieuse, d'une
contenance de 7 toises, pour la somme de 70 fr.
Entre deux gendarmes !
Le 10 novembre 1832, Martial Lartigue et Pierre Chaumel ont pénétré dans le jardin de M. Pichard, au lieu appelé Tauzan (Remarque : il doit s'agir du domaine de Tojan, sur la route qui conduit à Brousse). Ils y ont volé "quatre chemises de femme en toile, cinq mouchoirs de poche, un gilet de laine d'homme et une paire de bas de coton bleu. Ces vêtements ont été retrouvés à deux cents mètres du jardin. Au cours de l'interrogatoire, Martial Lartigue, 27 ans, "journalier et marin à l'occasion", habitant à Bordeaux , et Pierre Chaumel, 47 ans, portefaix habitant à Bordeaux, ont nié être les auteurs du vol. Ils ont été envoyés au Fort du Ha accompagnés de deux gendarmes.
Un abandon d'enfant
Le 10 avril 1835, à quatre heurs de l'après-midi, le maire se présente au domicile de Catherine Guichard, journalière, qu'il trouve alitée. Il avait appris qu' "elle venait de donner le jour à un enfant mâle" dans la soirée du neuf. Face au maire, Catherine Guichard garde "le silence le plus absolu" mais Jeanne Guichard, sa soeur qui l'a soignée, déclare que Catherine "avait accouché d'un enfant mâle", dans la soirée du neuf courant, vers les deux heures du soir. En outre, elle avoue avoir transporté l'enfant, en compagnie de Jeanne Castille, veuve de Pierre Moucade, le dix au matin, vers les deux heures , et "l'avoir déposé dans la Boîte de l'hospice des enfants abandonnés, à Bordeaux".
Les boulangers de Bouliac refusent la baisse du prix du pain !
Le 6 novembre 1835, la dame Vve Gardelle et l'épouse Laborde déposent une plainte "au sujet du refus que se permettent les sieurs Laumet Pierre et Barreau Pierre, boulangers à Bouliac. Le 1er novembre 1835, un arrêté municipal a imposé une baisse du prix du pain : le pain choine passait à 20 c le 1/2 kilo, le pain co à 15 c le 1/2 kilo, le pain intermédiaire à 10 c le 1/2 kilo et le pain bis à 5 c le 1/2 kilo. C'est cette baisse que refusent d'appliquer les deux boulangers "fondant leur refus sur l'incompétence du maire pour procéder à la taxe dont s'agit lorsque pendant l'espace de 6 années ils se sont constamment conformés à notre décision". Ce procès-verbal a été transmis au Procureur du Roi.
Une salle de danse très animée !
Le 15 mars 1836, Auguste Rieu, forgeron, porte plainte contre trois individus : Arnaud Garitey, charpentier, Jean Lanson, vigneron restant chez M. Traingalye à son bourdieu de Creon, Jean Cuineau, restant chez M. Buhan aîné au port des Collines. Le plaignant qui tient "depuis peu de jours une salle à danser" déclare que ces trois individus "se sont permis dans la journée du 15 mars, de six à sept heures de l'après-midi, de troubler le bon ordre qui doit régner dans les réunions publiques, soit par des provocations et des voies de fait, notamment envers le sieur Gaillard cadet charpentier ... le plaignant offre pour témoins les nommés Couprie Pierre fils demeurant chez la dame Vve Bordelais, Sarrail Jean chez Rieu du village de Mallus, Castagnet Guillaume, propriétaire demeurant à Brousse, Videau vigneron laboureur chez Paté à Lavergne métayer de M. de Vigneron ... Boudet Jean charpentier habitant la commune de Floirac et Lacaze musicien propriétaire résidant dans la commune de Carignan".
Mort subite au bord de la route
Le 24 août 1836, le maire "prévenu qu'un décès venait d'avoir lieu au bas de la côte Pallus de Bouillac, vers les 3 heures et demie , nous nous sommes transportés accompagnés de M. Lacoste Jean-Marie médecin habitant de la commune de Floirac, sur une pièce de terre en labour près de la route départementale où nous avons reconnu le corps du nommé Guichard Jean, vigneron âgé de 76 ans ... Le médecin a déclaré qu'il était " mort d'une apoplexie foudroyante qui n'a pas permis de le secourir".
Un attentat à la pudeur à Macanan
Le 29 mai 1837, deux habitantes de la commune de Carignan : Marie Guérin et Isabelle Tessier portent plainte contre Pierre Coussillon, vigneron de la commune de Bouliac chez Monsieur C. Gautier à Duvigneau. L'action se déroule de huit heures et demi à neuf heures du soir. La plaignante Marie Guérin, âgée de 17 ans, est journalière demeurant chez Monsieur Aristois, propriétaire dans la commune de Carignan. Elle déclare avoir rencontré Pierre Coussillon dans la vigne de M. Trenqualie qui "la renversa dans un sillon, lui leva ses jupons, s'étant relevée elle lui asséna un coup de poing qui lui fut aussitôt rendu par le dit Coussillon qui la renversa une seconde fois par terre". Marie Guérin appelle au secours les personnes qui l'accompagnaient et marchaient devant.
Isabelle Tessier, 18 ans, journalière à Carignan chez M. Mendavit propriétaire,
arrive au secours de son amie . elle déclare qu'elle "a été repoussée par
Coussillon jusqu'à la planche du ruisseau qui traverse le chemin devant le
château de Maccalan et que là il voulut la forcer d'y passer en même temps que
lui ce à quoi elle se refusa ; s'étant emparée de sa personne, Coussillon
chercha à placer la tête d'Isabelle Tessier entre ses jambes et lui leva ses
jupons". Les cris qu' elle poussa ont fait accourir ses compagnes à son secours,
ce qui provoqua la fuite de Coussillon.
Le premier témoin, Louis Bérichaud, vigneron de 21 ans, demeurant chez maître
Dagen à Carignan, déclare revenir de la noce d'Arnaud Gaillard de Bouliac
et "avoir aperçu Coussillon qui tenait entre ses jambes la dite Tessier qui se
débattait fortement" et que Cousillon a fui en le voyant arriver.
Le
deuxième témoin, Louis Miret, vigneron de 18 ans, habitant chez M. Genefer à
Carignan, revenant également de la noce, rapporte que "Coussillon la tenait
couchée par terre près la planche du passage de Maccalan, elle se débattait pour
échapper à sa brutalité".
Le troisième témoin, Isabelle Digeau, journalière de 15 ans, demeurant chez M.
Guibert à Carignan, rapporte le mêmedéroulement des actes brutaux de Coussillon
envers Marie Guérin.
Le maire se fâche
Le 1er mars 1838, le maire déplore que "des individus se permettent de se réunir devant la principale porte de l'église paroissiale pendant la célébration des offices divins, troublent par le tumulte qu'ils occasionnent l'ordre et la décence qui doivent régner pendant la durée des offices. Le maire prend alors les décisions suivantes:
"Article 1 : Défenses et inhibitions sont faites à tout habitant ou étranger de se tenir ou approcher, de la principale porte de l'église paroissiale si leur intention n'est pas d'assister aux offices.
Article
2 : Toute personne dont l'intention ne sera pas d'assister aux offices se
tiendra pendant les célébrations religieuses devant la maison Bouluguet ou sur
la place de la Mairie.
Article 3 : Tout contrevenant au présent arrêté sera traduit devant Monsieur le
Procureur du roi, comme troublant l'ordre public".
Coups et blessures aux cris de "au marchand de melons" et "au marchand d'oies" !
Le 7
septembre 1838 à 5 heures de l'après midi, le maire enregistre la plainte portée
par Jugla François vigneron barillier chez Monsieur Buhan aîné à la pallu
contre Chrétien Augustin (dit breton) vigneron à bouliac chez Gaillard Arnaud,
charpentier, chemin des Collines, pour violence exercée sur sa personne le 3
septembre vers les quatre heures de l'après-midi ey qui l'ont contraint de
garder le lit pendant deux jours.
Voici sa déclaration : "étant à travailler ... en compagnie des nommés
Superville Pierre et Coineau Jean vignerons sur la propriété de M. Buhan
limitrophe de celle de M. Gautier Elie, pair de France, où travaillaient ledit
Chrétien et autres ouvriers qui se prirent à crier au marchand de melons et par
représailles Jugla cria à son tour au marchand d'oies. Aussitôt Chrétien
se transporta furieux sur la propriété de M. Buhan où était Jugla , en
l'abordant lui asséna deux coups de poing sur la figure, le renversa sur un pied
de vigne dont l'aste fut cassée ainsi que ses supports. Après l'avoir terrassé
et porté de violents coups soit à la figure, dans le côté droit et à la cuisse,
fait jaillir son sang ainsi qu'il est constaté par le rapport de M. Soulès
médecin à Latresne, Chrétien se retira accablant Jugla d'invectives en disant si
quelqu'un de la compagnie en veut il n'a qu'à s'avancer". Les témoins, Coineau
Jean, vigneron demeurant chez M. Chaperon fils aîné à Vendame, et Superville
Pierre, demeurant chez Soupire Mathieu au bourg, font des déclarations
identiques.
Le 10 septembre, Jugla et Chrétien sont devant le maire. Chrétien s'engage à
payer à Jugla la somme de 15 francs dans l'espace de 3 mois, pour éviter les
frais d'un procès, "et que faute pour ledit Chrétien de satisfaire le plaignant"
celui-ci "se réserve expressément de donner suite à l'instance".
Tout est bien qui finit bien ! Hélas, non ! Le 3 janvier, Jugla se présente au
maire pour déclarer que la somme promise par Chrétien ne lui a pas été versée et
que par conséquent il maintient sa plainte. Le procès aura donc lieu.
"Accès d'indécence et de folies"
Le 5 janvier 1839, Siméon Bernard, desservant de l'église paroissiale porte plainte contre Bagniau Jeanne "sans domicile, errant jour et nuit, souvent travestie en homme ou sous le vestiaire de son sexe, l'infortunée a perdu ses père et mère, il ne lui reste de sa famille que deux frères dont l'un habite la commune de Cenon ... et l'autre La Sauve, atteinte d'aliénation mentale, laquelle fait de fréquentes incursions dans la commune de Bouliac et se livre parfois à des accès d'indécence et de folie des plus violentes de nature à compromettre la sécurité des habitants, elle en a donné tout récemment la preuve irrévocable le jour du premier de l'an dans l'après-midi s'étant transportée au presbytère où elle a constamment rçu des bienfaits, elle brisa des vitraux et ce fut qu'à l'aide de deux hommes fort vigoureux qu'on parvint à la repousser sur la voie publique après une résistance furieuse. L'affreuse maladie dont ce misérable être est atteint fait des progrès chaque jour davantage et la rend vraiment dangereuse pour la sûreté des campagnes qu'elle parcourt journellement et où elle peut commettre à chaque instant quelque sinistre".
Le voleur passe par le toit !
Le 11 mars 1839, Daval Charles, demeurant à Bordeaux rue Saint dominique, propriétaire à Bouliac, déclare que dans la nuit du 10 au 11 il, y a eu vol avec effraction sur sa propriété. Sur place, le maire constate : "le déplacement d'une certaine quantité de tuiles d'environ un mètre carré ... pour frayer un passage afin d'arriver à l'atelier du tonnelier". La porte principale est bloquée par une forte barre en bois. Des bouteilles sont cassées, une trentaine de bouteilles de vin rouge ont disparu ainsi qu'un petit robinet de cuivre enlevé sur une petite futaille "et auquel on a substitué en remplacement un bouchon de liège sans faire perdre de vin". Le chien de la maison a donné l'alarme par ses aboiements mais la ronde menée par les gens réveillés n'a donné aucun résultat.
La bourse ou la vie ... deux fois !
Le 5
décembre 1839 , le maire entend à
la mairie Pierre Carsoulle résidant chez M. Saintamant au lieu de Ferchaud : "
...il y a environ quatre mois, se retirant à son domicile vers les dix heures du
soir, il fut arrêté au chemin du Piquet par le nommé Crémier fils aîné demeurant
chez M. Fatin au bourg...qui en l'abordant lui demanda la bourse ou la vie et le
força de lui donner cinq francs qu'il avait sur lui avec menace et défense de
parler à personne de cette rencontre... Le dix novembre dernier, le dit
Carsoulle étant à boire avec quelques amis, chez le nommé Castaing cabaretier,
chemin des Collines, près de la route départementale
n° 10, le même Crémier sus nommé , étant dans la même maison, s'aperçut que
Carsoulle avait quelques pièces de cinq francs , au moment de se retirer Crémier
sortit le premier et alla s'embusquer au chemin du Piquet (vilain passage à
cause de son encaissement) , Carsoulle en se séparant des jeunes gens de sa
compagnie leur témoigna quelques craintes sur la disparition subite dudit
Crémier, ils lui répondirent ne crains rien, nous attendrons ici jusque à ce que
tu aies monté le Piquet, si tu rencontres quelque chose, tu nous appelleras,
nous accourerons à ton secours ; c'est ce qui détermina Carsoulle à suivre la
route. Arrivant au même endroit ou ledit Crémier l'avait déjà arrêté la première
fois, cet individu lui demanda pour la seconde fois la bourse ou la vie , sur
son refus, Crémier lui asséna un coup de poing et un coup de pied, le renversa,
Carsoulle enhardi par la promesse des jeunes qu'il venait de quitter, réclama
avec force leur secours qu'ils s'empressèrent de suite de le lui apporter. Dans
l'intervalle, Crémier s'évada précipitamment sans qu'on ait pu l'atteindre."
Les portails emportés dans la nuit de la Saint Sylvestre !
Le 30
décembre 1839, curieusement,
trois portails sont volés : le portail d'entrée du presbytère fermé par un
grillage en fer a été arraché de force en faisant éclater la pierre ; le portail
de fer de Mme Sermensan est également arraché ; dans le chemin de Salles,
le portail de bois appartenant à M. Elie Gautier, pair de France, a lui aussi
disparu.
Les archives municipales ne nous disent pas quels étaient ces amateurs de
portails, arrachés la nuit du nouvel an !
Meurtre ou suicide ?
Le 8 juillet 1840, le maire se rend dans la maison de M. Berthomieu Gervais, propriétaire. "Arrivés devant la porte d'entrée nous avons aperçu quelques traces de sang, nous sommes montés dans la cuisine, nous y avons trouvé Mme Anne Darthés, épouse dudit Sieur Berthomieux, agenouillée au côté droit du foyer, la figure tournée vers le mur, ayant la corde du tournebroche passée à l'entour du cou, ayant le poids dudit tourneboche entre ses mains, et ne donnant aucun signe de vie. Au milieu du foyer était placée une chandelle qui brûlait dans une cruche. Nous avons demandé des nouvelles de son mari, les voisins nous ont déclaré ne l'avoir point vu depuis la veille environ huit ou neuf heures du soir."
Frère et soeur ou chien et chat ?
Le 5 août 1840, Anne Michau , journalière âgée de trnte ans a déclaré au maire Pierre Laumet "hier vers les quatre heures du soir son dit frère s'est permis de la prendre par les cheveux, la traînant et lui appliquant de rudes coups de poing et de pied..." Elle lui a montré "une égratignure d'environ cinq centimètres de long à côté de l'oeil droit, une autre à la lèvre supérieure d'environ un centimètre de long, une autre de peu d'importance à la joue gauche, une très forte meurtrissure au bras gauche, enfin une autre moins forte un peu sur le côté gauche et au dessous de l'épaule.
Bagarre verbale au beau milieu d'un champ de blé !
Le 31 mai 1841, Jeanne Reynet, veuve Musset, âgée de 48 ans, a déposé plainte contre Marie Linguin en déclarant que "le 28 mai, étant occupée à sarcler du froment... lorsque vers les cinq heures du soir, Marie Linguin, propriétaire dans ladite commune, vint accompagnée de ses deux filles Jeanne et Catherine Videau, l'insulter au milieu de la pièce de froment en lui disant : "Veux-tu me prouver coquine que j'ai dit que Françoise Fleyron emportait tous les soirs chez elle une bouteille de vin de chez ton maître ?" La plaignante répond que oui, attendu qu'elle l'avait dit en présence de plusieurs personnes. Alors ladite Linguin répondit qu'elle en était incapable, la traitant de menteuse, de coquine et de voleuse, lui portant le poing près de la figure, lui disant : "Si tu n'étais pas si vieille, je t'en donnerai un tour", en lui reprochant qu'elle avait aussi dérobé un mouchoir à son maître et qu'elle l'avait coupé en deux morceaux, et de l'un elle en avait rapiécé le devant de la jupe de sa petite... Cette scène dura environ un quart d'heure."
Catch féminin avec fessée : Cadichonne contre Marguerite !!!
Le 26 septembre 1841, "vers les cinq heures, Madame Marguerite Peyron, épouse du sieur Carrasset, employé aux lignes télégraphiques, s'est permise sur la voie publique de battre par trois différentes reprises, la nommée Anne Maurin surnommée Cadichonne Maurin, propriétaire au dit bourg de Bouliac, notamment une fois qui l'a renversée par terre, la traînant par les cheveux, la face en dessous, lui a levé les jupes lui faisant enseigner (?) ses nudités, la fouettant avec la main à la vue de plusieurs personnes de tout âge et de tout sexe jusqu'à ce que d'honnêtes gens sont intervenus pour la lui faire lâcher, ce qui a scandalisé le public."
Beaucoup plus tard ...
Farces d'adolescent
Dans les années 1920, les jeunes jouaient à frapper aux portes puis à s'échapper. Un soir, ils avaient enfermé, dans l'église, Fernand, le sonneur de cloches, avec Nancy, la chaisière, responsable de la clé. Le couple dut frapper et crier longtemps avant d'être libéré.
Pendant la seconde guerre,
deux jeunes boulangers, Christian Garcie et Pierre Baros, tenaient le fournil
pour remplacer Edouard Manuaud, prisonnier en Allemagne. Une nuit, pour
plaisanter, ils décident d'aller réveiller le sonneur de cloches, Fernand
Baudric, qui dormait tout près. Fernand se précipite au clocher et sonne
l'angélus à minuit ! réveillant ainsi la population. Le maire, M. Turoque, est
bien sûr venu, au petit matin ... leur sonner les cloches. La plaisanterie n'a
pas été appréciée du tout par ce pauvre M. Sabourin qui a enfourché son
vélo sans vérifier l'heure et a attendu le tramway à Floirac jusqu'à six heures
du matin. Quant à nos deux plaisantins, ils ont dû endurer la voix tonitruante
de Mme Sabourin.
Une croix centenaire disparaît
En décembre 2009, Michel Costa, correspondant du journal Sud-Ouest nous a transmis les documents suivant.
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Avant sa mort |
Elle avait 175 ans |
Une croix du XIX siècle détruite par une voiture.
« Des croix de mission ont été plantées sur tout le territoire français au début de XIXe siècle. Chacune d’elles manifeste le passage d’un de ces missionnaires diocésains que l’on charge à l’époque de mener une nouvelle évangélisation des campagnes suite à la mise à mal de la ferveur religieuse de la Révolution Française ». Raconte Christian Block dans son livre sur l’histoire de la paroisse de Bouliac. Celle de Bouliac date de 1834, elle était érigée à l’extrémité nord du parking du stade. Datait plutôt puisque, ces jours derniers, une vulgaire panne de frein à main a fait dévaler un véhicule sur la dite croix, ne laissant que ruines.
Les études des spécialistes sont en cours pour savoir si l’ont peut envisager une restauration –peu probable- ou une reconstruction à l’identique tout en enchâssant des vestiges dans le nouveau monument.
Une croix du XIX siècle détruite par une voiture.
L’histoire :
L’abbé Pareau, dans son livre, raconte
: « Au centre de la place, s’élevait une
croix, pieux souvenir du jubilé de 1826, elle n’avait guère le pied plus long
que les bras. » Après de nombreuses péripéties, cette croix de pierre trônait à
l’extrémité nord du parking du stade.
Les faits:
Samedi, dans la soirée, un problème de freins à main libère un véhicule en
stationnement qui vient heurter ladite croix. Les services municipaux ne peuvent
que récupérer ce qu’il reste de l’objet sacré. En fait une multitude de
minuscules morceaux de pierre.
La rumeur : Les rues du village colportent « un énorme 4x4, sous l’emprise des
cépages locaux, dévale plus vite qu’il ne le faudrait, le parking et heurte
avec violence la vénérable croix. »
Le conseil municipal : Le délabrement complet ne permet pas une reconstruction
en l’état, diverses solutions vont être étudiées. Enchâsser les vestiges dans un
nouveau monument…
La croix de Monjouan est revenue
C'est le journal Sud-Ouest qui nous l'a fait savoir par l'article suivant du mois d'avril 2010.

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La nouvelle croix de Monjouan (Avril 2010) On peut lire sur le pied de la croix : Mission 1834
Mais l'histoire de cette croix vient de s'enrichir !
On trouve dans le journal Sud-Ouest l'article suivant de Michel Costa
La croix de mission une nouvelle fois détruite
Elle aura vécue 177 années mais deux accidents de freins de parking en 2 ans auront eu raison d’elle. Elle a été érigée en 1834 après une procession organisée par un missionnaire diocésain chargé de mener une évangélisation des campagnes : la ferveur religieuse a été mise à mal par la révolution française. Elle était implantée à l’extrémité sud du village, à la pointe du parking du stade.En décembre 2009, un 4x4 quitte sa place de parking sans son propriétaire et la détruit. Problème de freins de parking. L’entreprise Chaumette réalise une nouvelle croix dans les mêmes proportions et enchâsse dans le socle un morceau de l’original : la partie gravée «mission 1834 ».
L’ors de la dernière visite des enfants de nos amis de Saxon, village Suisse avec lequel Bouliac est jumelé, l’autobus qui les transporte se gare comme il en à l’habitude sur le parking du stade. Le lendemain matin il est en travers de la route et sur son trajet à complètement détruit la croix. Le GPS de positionnement du bus montrera que le déplacement s’est effectué à 3h30. Problème de frein de parking.
Elle est aujourd’hui en cours de reconstruction à l’identique mais malheureusement plus rien de l’ancienne croix n’est récupérable.